Six sigma lean ou transformation numérique : quelle méthode privilégier ?

Travailler malin et efficacement

Grâce à la méthode de management lean six sigma, les entreprises seraient à même d’enregistrer une croissance de 3 % par an. [1] Un chiffre pour le moins alléchant il y a encore quelques années, mais de nombreuses entreprises visent aujourd’hui une croissance jusqu’à dix fois plus élevée. Sachant cela, ne serait-il donc pas préférable d’opter pour une meilleure méthode que lean six sigma, telle qu’une transformation numérique ? Voici ce qui différencie l’une et l’autre méthode.

Qu’est-ce que lean six sigma ?

Comme son nom l’indique, la méthode lean six sigma combine la méthode de gestion de la production Lean et la méthode structurée de management Six Sigma :

  • La méthode Lean vous aide à analyser comment un processus peut gagner en rapidité et efficacité.
  • La méthode Six Sigma évite les erreurs dans les processus de production et les défauts au niveau des produits.

Et en pratique, ça donne quoi au juste ? C’est très simple : lean six sigma se révèle avant tout intéressant pour les responsables achats qui, grâce à ce système, réduisent leur fréquence de commande. Commander trois fois le même produit dans un mois apporte en effet son lot de démarches et demande de traiter de nombreux documents, tels que des bons de commande et factures, ce qui accroît le risque d’erreur. Avec lean six sigma, les responsables achats identifient donc les commandes dont la fréquence peut être réduite sans que cela pose problème.

Lean six sigma et transformation numérique : quelles différences notables ?

La méthode lean six sigma présente toujours une grande utilité, certes, mais de plus en plus de voix s’élèvent et défendent aujourd’hui l’efficacité supposément accrue de la transformation numérique :

  • Grâce à lean six sigma, vous améliorez le fonctionnement de votre entreprise, mais ne devez y apporter aucun changement majeur (votre compétitivité reste donc elle aussi pratiquement inchangée).
  • Alors que lean six sigma s’intéresse aux processus existants, la transformation numérique vous offre la possibilité de revoir le modèle commercial sous-jacent à votre entreprise et de remanier intégralement vos opérations.

Illustrons un peu plus l’importance de la transformation numérique à l’aide d’un exemple concret. Il y a quelques années, la Royal Bank of Canada, principale banque de ce pays du Commonwealth, modifia intégralement sa procédure de demande de crédits aux consommateurs. La procédure d’origine se déroulait comme suit : les clients demandaient un crédit à la consommation, puis la banque entamait un long processus de vérifications multiples générant une montagne de paperasse. Qu’a permis le transformation numérique dans ce cas précis ? De travailler dans le sens inverse ! La Royal Bank of Canada se servit des big data à sa disposition et de manière proactive les clients qui entraient en ligne de compte pour l’obtention d’un crédit à la consommation. Les équipes de la banque parvinrent ainsi à raccourcir un processus long de plusieurs semaines à une opération de seulement quelques minutes, et modifièrent complètement leur manière de travailler. La banque dispose donc aujourd’hui de propositions de crédits pour tous ses clients et n’a qu’à les sortir de ses « tiroirs » lorsque les clients se montrent intéressés.

L’heure de la transformation numérique

Chaque entreprise entreprend bien entendu sa transformation numérique comme elle le souhaite, mais les possibilités suivantes sont généralement les plus populaires :

  • Cloud : travailler dans le cloud favorise le travail flexible, les données et logiciels utiles aux travailleurs étant accessibles partout.
  • Internet des objets: plusieurs objets du quotidien sont reliés à un réseau commun et échangent entre eux des données. Ce système s’avère notamment pratique pour la gestion des stocks.
  • Intelligence artificielle (IA): un/des objet(s) de l’entreprise dispose(nt) d’une capacité d’apprentissage propre, ce qui facilite les processus décisionnels puisque de grandes quantités de données peuvent être analysées.
    Au Royaume-Uni, 13 % des responsables achats et logistique se servent déjà de l’IA de nos jours. [2] L’analyse prédictive aide par exemple les départements achats à anticiper les risques et à saisir les opportunités éventuelles, entre autres en matière de variations des prix et de changements de comportement d’achat ou de dépense. Le traitement automatique du langage naturel, quant à lui, permet aux chatbots de venir en aide aux clients qui leur posent des questions écrites.

Un quart des départements achats du Royaume-Uni ont déjà numérisé leurs processus à faible valeur ajoutée tels que les processus de paiement (23 %), de commande (22 %) et d’achat (11 %).[3] Les Britanniques possèdent donc une sérieuse longueur d’avance sur leurs voisins, comme l’indique une enquête de PwC réalisée auprès de plus de 500 chief procurement officers (CPO’s) issus de vingt pays différents. Selon cette enquête, à peine 16 % des entreprises auraient une vision claire de la numérisation de leurs processus d’achat. Les entreprises pharmaceutiques et du secteur des télécommunications sortent néanmoins du lot avec un score bien meilleur. [3]

Vous souhaitez rattraper votre retard en matière de transition numérique ? Vérifiez d’abord que les efforts à fournir en valent la peine et fixez-vous des objectifs clairs dès le départ (réduire vos coûts de X %, atteindre vos échéances X fois plus vite, etc.). Enfin, n’oubliez pas que votre personnel doit suivre le mouvement, ce qui n’est pas toujours gagné d’avance ! Pas moins de 80 % des managers belges éprouvent en effet des difficultés à préparer leurs effectifs à la transformation numérique au sein de leur entreprise. [4]

Vous désirez obtenir davantage de conseils pour travailler avec intelligence et efficacité ? N’hésitez pas à lire nos autres articles de !

[1] Source : https://www.slideshare.net/Vijay_Bijaj/presentation-brue-six-sigma-consultants

[2] Source : https://www.manutan.com/blog/fr/digital/comment-la-fonction-achats-se-reinvente-a-lere-digitale-dossier-partie-1, 26 mars 2019

[3] Source : https://www.manutan.com/blog/fr/digital/comment-la-fonction-achats-se-reinvente-a-lere-digitale-dossier-partie-1, 26 mars 2019

[4] Source : https://www.roberthalf.be/fr/qu-est-ce-que-la-transformation-numerique-et-comment-vous-y-mettre, 3 juillet 2019 (enquête réalisée par Robert Half auprès de 700 CIO, CFO et senior managers belges en charge des recrutements et de 1 000 employés)

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